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CODE DEONTOLOGIQUE DES FONDERIES D’ART
PRINCIPE
Toute œuvre d’art obtenue par Fonderie, quel que soit l’alliage métallique utilisé, doit obligatoirement comporter, inscrits dans l’épaisseur du métal,
de façon indélébile et normalement visible, les marquages suivants :
- la signature du sculpteur
- le numéro de l’épreuve
- la marque du fondeur, ou sa signature
- le millésime de l’année de sa fonte ;
APPELLATIONS
Toute œuvre d’art obtenue par Fonderie peut être produite :
- soit sous l’appellation d’ « ORIGINAL »
- soit sous celle de « MULTIPLE »
- soit sous celle de « PIECE UNIQUE ».
Ce choix dépend de l’artiste. Il doit être déterminé avant la réalisation de la première pièce et il est irrévocable.
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« ORIGINAL »
Lorsqu’elle est produite sous l’appellation « ORIGINAL », toute œuvre d’art ne peut être réalisée, selon la réglementation actuelle, qu’au nombre maximum de 12 exemplaires,
même si la composition ou la couleur de l’alliage ne sont pas les mêmes pour chacune des 12 pièces.
- Parmi ces originaux, 4, appelés « Epreuves d’Artiste », doivent être numérotées EA I/IV ,
EA II/IV, EA III/IV, EA IV/IV en chiffres romains et ne sont pas toujours commercialisables par l’artiste.
- les 8 autres seront numérotés 1/8, 2/8, 3/8, 4/8,5/8,6/8, 7/8,8/8. en chiffres arabes.
Il est possible de produire un nombre d’originaux inférieur à 12, le choix de ce nombre sera déterminé par l’artiste avant la première fonte.
Lorsque la quantité, prédéterminée par l’artiste, est atteinte, elle ne peut en aucun cas être dépassée.
« MULTIPLE »
Lorsque l’artiste décide dés la première fonte d’éditer son œuvre sous forme « multiples », ceux – ci seront numérotés dés l’original 1 (puis 2, puis 3…)
sur le nombre de multiples déterminés par l’artiste ( par exemple : 1/100 ou 1/300 etc…)
Comme pour les originaux, une fois atteint le dernier tirage de la quantité prédéterminée, aucun tirage ne sera possible.
« PIECE UNIQUE »
Lorsqu’une œuvre aura été coulée en un seul exemplaire, par exemple à partir d’une cire directement réalisée par l’artiste, elle sera marquée « PU » ou 1/1 (pièce unique). Cette œuvre particulière ne pourra être éditée une autre fois.
Catherine et Philippe Boisseau ne réaliseront leurs sculptures qu’en éditons de 12 exemplaires maximum, (ou moins, bien sûr) dans les dimensions de leur création du modèle d’origine. Ils n’admettront pas de nouvelles séries dans d’autres dimensions que celles de la création.
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LE MOULAGE
Le moule est composé d’un ou plusieurs éléments. L’empreinte est la cavité du moule correspondant à la forme extérieure du modèle.
Le moule flexible est réalisé en silicone. Il se présente sous la forme d’un liquide visqueux ou pâteux auquel il faut ajouter une petite quantité de catalyseur qui permettra la transformation du produit en un solide élastique.
Une bande de plastiline sépare la pièce en deux parties, le silicone est appliqué au pinceau, sur la première moitié de la pièce. La vérrane (tissu mat de verre) est posée sur l’élastomère afin de la renforcer pour éviter les déchirures au démoulage.
On tapote le tissu au pinceau afin que l’élastomère l’imprègne parfaitement.
On pose des clés et on réalise une gorge sur le pourtour du silicone afin qu’il se maintienne en place dans la chape de plâtre. Celle-ci sera renforcée par de la filasse trempée dans le plâtre.
LA CIRE
Cette étape permet d’obtenir la reproduction fidèle en cire de la sculpture originale.
Le moule est ouvert et les faces de l’élastomère sont enduites au pinceau de cire de contact.
Le moule est refermé, puis on le remplit de cire à épaissir liquide. On attend qu’une couche de l’épaisseur de cire souhaitée se solidifie aux parois de l’élastomère.
On retourne le moule et la cire non figée s’écoule dans un récipient.
LE NOYAUTAGE
Il est indispensable de remplir le modèle en cire d’un noyau en matériau réfractaire.
Le noyau constitué d’un mélange de plâtre, brique pilée, sable et eau versé dans le moule.
Il faut veiller à ne pas emprisonner d’air. Le tout doit sécher bien verticalement
afin que le mélange durcisse.
LE DEMOULAGE ET LA RETOUCHE DE CIRE
Après séchage, on démoule la pièce en enlevant
la chape puis en retirant le silicone délicatement
pour obtenir la cire. Celle-ci est ensuite retouchée,
C'est-à-dire que l’on reprend les plans de joint du
moule. L’artiste intervient pour soigner quelques détails sur les visages en particulier, puis, il appose
sa signature, quand celle-ci est marquée sur la cire.

Girafe en cire avant la pose d’évents
RESEAU D’ALIMENTATION ET MOULE DE POTEE
On applique des canaux de résine, à des
Endroits très précis, qui vont permettre
Le passage du métal en fusion.
L’ensemble, sculpture et système
D’alimentation pour obtenir l’empreinte
De l’œuvre.
DECIRAGE
Le but est de décirer les moules en les chauffant.
La cire s’échauffe, se ramollit, fond et finit par
s’écouler hors du moule par les évents et les jets
de coulée, si le moule est retourné.
La cire sera jetée car elle est souvent mêlée à des
impuretés d’où le nom de « cire perdue ».
Le four chauffe par paliers jusqu’à 700°C pour
une durée de 48h ou 72h selon la taille des moules.
COULEE
Le bronze est composé essentiellement de
Cuivre (80%),d’étain et de zinc.
Pour faire fondre le métal, il faut porter
La température à 1300°C.
Une fois le métal prêt à couler, on dispose
Les moules réfractaires dans une fosse en
sable. Le métal contenu dans le creuset est
versé dans les moules.
LE DECOCHAGE
Après refroidissement, on casse la gangue réfractaire pour découvrir la sculpture. Les conduits d’alimentation sont coupés et le bronze est nettoyé et vidé de son noyau.
LA CISELURE
C’est une opération de finition; le ciseleur, à l’aide de petits burins, de traçoirs mate et ravive la moindre forme, le moindre détail. Les yeux, les mèches de cheveux, les têtes ou les fines pattes sont repris en ciselure. Cachet de fonderie, signature et numérotation sont appliqués.
LA PATINE
L’atelier du patineur ressemble à un laboratoire d’alchimiste. Des oxydes, des acides et des sulfures sont appliqués au pinceau sur le bronze chauffé au chalumeau. Après refroidissement, il reçoit une fine couche de cire protectrice ; la patine donne au bronze son aspect particulier.
HISTORIQUE DU BRONZE
L’âge du bronze s’étend d’environ 2300 à 800 av. J.C. mettant fin à la période néolithique.
C’est dans le sud-est de l’Asie qu’apparaît le travail du bronze, là où les ressources en cuivre et en étain, principaux composants du bronze, abondent.
En Europe, le début de cette période est daté vers 2300-1800 av. J.C.
Très vite, les artisans atteignent une excellente maîtrise du travail de ce métal.
Le bronze devient la clé des premiers contacts entre groupes humains. Utilisé d’abord pour des objets élémentaires et utilitaires ( haches, armes et monnaies), il s’emploie aussi à des fins esthétiques.
En raison de l’avènement de l’âge de fer, vers 100 av. J.C., le bronze prend une place plus importante dans la production artistique, et ce jusqu’à nos jours, demeurant à travers les siècles un matériau noble, voire de luxe.
LA CREATION DU MODELE ORIGINAL
L’ artiste crée une sculpture originale
qui peut être réalisée avec différents
matériaux : plâtre, terre, bois, métal ,
pierre….la liste n’en est jamais exhaustive.
Lorsque la réalisation est en argile, la terre
est ensuite mise à sécher pendant un mois
environ avant d’être cuite à 980°C pendant
2 jours.
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